Points clés
La conformité à la norme 21 CFR Part 11 n'est pas une propriété propre à une technologie donnée. Elle repose sur un ensemble de contrôles qui permettent de prouver qu'un enregistrement électronique est fiable : un système validé, des contrôles d'accès et une piste d'audit qui relie chaque action à une personne identifiée, à un horodatage et à un motif. La FDA (la Food and Drug Administration américaine) ne certifie pas les produits comme conformes à la Part 11. L'organisation qui utilise un système est responsable des garanties mises en place autour de celui-ci, ce qui explique que deux entreprises puissent utiliser le même logiciel et que seule l'une d'elles soit conforme.
La norme 21 CFR Part 11 est la réglementation de la FDA qui définit comment les enregistrements et les signatures électroniques doivent être gérés dans les secteurs réglementés par la FDA, tels que l'industrie pharmaceutique, la biotechnologie, les dispositifs médicaux et la recherche clinique. Un enregistrement électronique désigne toute donnée créée, modifiée, conservée, archivée, récupérée ou transmise sous forme électronique, et une signature électronique est l'équivalent électronique d'une signature manuscrite. L'objectif est simple à énoncer : rendre les enregistrements et les signatures électroniques aussi fiables et traçables que le papier et l'encre. La règle a été publiée le 20 mars 1997 et est entrée en vigueur le 20 août 1997. Près de trois décennies plus tard, elle reste pleinement applicable. Vous pouvez consulter le texte de la norme 21 CFR Part 11 dans l'eCFR.
La règle comporte trois sous-parties, mais, en pratique, les exigences de la norme 21 CFR Part 11 se résument à une courte liste de points de contrôle. Le plus simple pour s'en souvenir : chaque action porte un nom, un horodatage et un motif, même en l'absence de papier. Une piste d'audit est le journal horodaté et attribué à un utilisateur de chaque création, modification ou suppression, ce qui rend cette traçabilité possible.
La Part 11 s'applique aux organisations réglementées par la FDA qui conservent des enregistrements requis sous forme électronique ou qui utilisent des signatures électroniques à la place des signatures manuscrites. Le champ d'application suit l'enregistrement, et non le service : dès qu'une organisation réglementée crée, stocke ou transmet un document électronique relevant de la FDA, le système qui le traite entre dans le périmètre. Cela inclut les systèmes de transmission : un service de fax en ligne sécurisé comme Fax.Plus devrait donc être exploité avec des pistes d'audit et des contrôles d'accès lorsqu'il transporte des documents réglementés. La FDA détaille l'étendue de la règle dans son guide sur le champ et l'application de la règle.
On confond souvent ces deux réglementations, alors que la distinction est importante. HIPAA (Health Insurance Portability and Accountability Act) protège la confidentialité et la sécurité des informations de santé protégées (PHI), c'est-à-dire les données de santé identifiables d'une personne traitées par une entité couverte. La norme 21 CFR Part 11 protège l'intégrité et la traçabilité des enregistrements et signatures électroniques réglementés par la FDA. Un instrument courant de HIPAA est le Business Associate Agreement (BAA), le contrat qui autorise un prestataire à traiter des PHI pour votre compte. Ces deux textes répondent à des problématiques différentes, et un système peut satisfaire l'un sans l'autre.
Considérez la conformité comme un ensemble de contrôles que vous pouvez démontrer, et non comme un label que l'on achète. Concrètement, cela suppose un système validé accompagné de la documentation du fournisseur, des contrôles d'accès et des comptes utilisateur uniques, des pistes d'audit complètes, des signatures électroniques uniques et vérifiées, ainsi qu'une durée de conservation des enregistrements définie. Lorsqu'une affirmation ne peut pas être étayée, mieux vaut la nuancer que l'exagérer, car les autorités évaluent ce que vous pouvez prouver, et non ce que vous déclarez.
La règle définitive a été publiée en 1997 et est entrée en vigueur le 20 août 1997. Elle est toujours en vigueur et continue de s'appliquer aux enregistrements et signatures électroniques réglementés par la FDA.
Elle s'applique aux organisations réglementées par la FDA (notamment dans les secteurs pharmaceutique, biotechnologique, des dispositifs médicaux et des opérations cliniques) qui créent, modifient, conservent, archivent, récupèrent ou transmettent des enregistrements requis sous forme électronique, ou qui utilisent des signatures électroniques à la place des signatures manuscrites.
Son objectif est de rendre les enregistrements et signatures électroniques aussi fiables que le papier, afin qu'un enregistrement réglementé par la FDA puisse être considéré comme exact, attribuable et protégé contre toute altération non détectée.
Non. La conformité découle des contrôles en place ainsi que de la manière dont un système est validé et exploité, et non du produit seul. Un fournisseur peut faciliter la conformité à la Part 11, mais c'est à l'organisation utilisatrice de démontrer qu'elle est conforme.
Une signature électronique peut répondre aux exigences de la Part 11 lorsque chaque signature est propre à une seule personne, que l'identité est vérifiée (souvent avec deux facteurs) et que la signature enregistre le nom du signataire, la date et l'heure, ainsi que le motif de la signature. La conformité d'un outil donné dépend de sa configuration et de sa validation.
Oui. Un logiciel cloud peut être utilisé dans le cadre de la Part 11 lorsque le système est validé, que l'accès est contrôlé, que les pistes d'audit sont complètes et que le fournisseur remet une documentation qui appuie votre propre démarche de validation.